Les années Top 50 de Thomas Joubert

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Je vous l’ai déjà dit, je suis un enfant du Top 50 et je dois une grande partie de ma culture musicale à Marc Toesca mais si on connaît la véritable histoire du top il n’y a pas de quoi se vanter !

C’est Philippe Gildas qui à l’époque patron d’Europe 1 eut l’idée de sortir un classement en temps réel basé sur les chiffres des ventes de 45 tours alors que curieusement cela n’existait pas et qu’il en avait assez d’entendre les artistes clamer qu’ils étaient tous numéro 1 mais ne passaient pas assez à l’antenne. Il demande conseil à Pierre Lescure directeur des variétés et ensemble ils cherchent un institut de sondage capable de comptabiliser les ventes chez les disquaires et dans les grandes surfaces, c’est finalement l’Institut Nielsen qui aura la solution et le Top 50 voit le jour le 5 novembre 1984 dans les locaux d’Europe 1. C’est ensuite Canal Plus qui récupère la formule et propose Marc Toesca comme animateur devenu célèbre pour son « salut les p’tits clous ! »

Mais l’enthousiasme de l’équipe s’effondre dès sa première édition ;  le Top fait apparaître des chansons inattendues qui reflètent le classement populaire des grandes surfaces. Peter et Sloane avec « Besoin de rien envie de toi » squattent la première place pendant des semaines alors que Michael Jackson peine à émerger…

Énorme choc culturel et personne n’aurait pu imaginer la suite. Le Top 50 fait naître des machines à tubes dont les années 80 furent très riches avec pas moins de 10 nouveautés par semaine mais la qualité ne suivait pas toujours, car quand une musique fonctionnait les maisons de disques reprenaient les mêmes ficelles pour en faire une similaire. La course au classement pour être n°1 était née.

Je ne vous en dis pas plus, si l’histoire du Top 50 vous intéresse je vous encourage à lire Les années Top 50 de Thomas Joubert, c’est vraiment passionnant.

La préface de Marc Toesca est sublime, pleine de nostalgie et le reste du livre retrace l’historique de tous les artistes qui ont marqué le Top avec de véritables anecdotes croustillantes sur l’évolution de leur carrière.

Extraits du TOP 50 (1984 1985 1986)

Une petite compilation de l’émission Top 50 entre 1984 et 1986 avec Marc Toesca comme animateur, paye ta séquence nostalgie, tu tu tu tulutututtu tu !

9 Commentaires

  • Que de souvenirs aussi me concernant ! Je ne me souviens plus exactement quel jour s’était programmé mais je n’ai pas du en rater beaucoup !!

  • Coucou,
    C’est amusant, pour moi, ce classement a rapidement été synonyme de « beauferie » (la preuve avec Peter & Sloane).
    C’était plutôt sympa au début, parce que nouveau j’imagine.
    Mais le pire a effectivement été la suite, tout ce vomissement de pseudos tubes dignes de vacances au camping à Palavas les Flots !!
    Je me rends compte que je suis bien trop parisienne et snob pour adhérer en fait 😉
    PS : Je viens de finir Puzzle de Thilliez, encore un qui a nuit à mon sommeil !!!

  • Isa > C’était le samedi soir, en tout cas au moment où je l’écoutais c’était le samedi.

    Bernard > Un peu, un peu 😉

    Edith ! > Justement le livre explique super bien pourquoi le top a produit autant de musiques de beauf, même Lagaf a fait un tube en parodiant les recettes du Top. Mais il y a quand même eu de bonnes musiques mémorables.

  • Je dois être trop vieille pour moi ça n’a pas été un choc culturel.
    J’écoutais le Hit Parade à la radio, je ne sais plus laquelle, c’était avant les radios libres. Je pense que le classement venait des votes, en fait je n’en sais rien.
    Le numéro 1 du Hit on l’entendait tellement qu’on s’en lassait très vite !
    Je me souviens aussi d’une émission du samedi « blue jean’s » qui voulait aussi se la jouer « numéro un du classement ».

  • Justine > Il influençait beaucoup de monde, d’où la course au top pour être numéro 1

    Louisianne> Justement avant le top 50 il n’y avait pas de classement officiel, car personne ne comptait en temps réel le nombre de ventes.

    Anne > Comme beaucoup d’émissions oui, ça a pris un coup de vieux, c’était plus artisanal.

    Argone > Ho ça va hein ! 😉

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