Une place à prendre le nouveau roman de J.K. Rowling

J.K. Rowling et son nouveau roman : Une place à prendre

Je n’ai pas voulu comparer avec Harry Potter, même si j’avais la même excitation en allant acheter ce livre et en m’enfonçant dans mon canapé pour le commencer. Je m’attendais à me laisser emporter, vivre une belle histoire avec ce livre. A la place, c’était long et laborieux, pour ne pas dire interminable, enfin jusqu’à la moitié du livre.

On reconnaît le style de J.K. Rowling car son univers est très riche et fourmille de détails, mais cela en est presque écœurant, on dirait du Zola. Des descriptions très longues alors qu’ il ne se passe rien, à la limite de l’assommant.

La psychologie des personnages est très bien détaillée, mais ça ne sert à rien car l’intrigue n’est pas captivante.

Un bon film ou un bon livre, c’est avant tout une bonne histoire !

Cela commence par la mort de Barry Fairbrother, un membre du Conseil paroissial de Pagford, petite bourgade anglaise imaginaire. Sa place est donc à prendre et de là vont naître toutes les rivalités entre les habitants au moment des élections.

C’est très anglais, peut être que chez eux le conseil paroissial à une importance capitale mais chez nous on a du mal a en saisir les enjeux.

L’univers des cancans et commérages dans une petite ville est assez bien retranscrit, mais je trouve que cela ne suffit pas.

La deuxième moitié du livre est plus intéressante uniquement parce que l’on s’est attaché aux personnages, on a appris à les connaitre à force de longues narrations…
Alors ça va plus vite, on accroche plus, je me suis dit que cela ferait un bon scénario pour un feuilleton télévisuel, sans plus car il manque quand même quelque chose.

Bon, J.K. Rowling n’a plus rien à prouver, mais avec Harry Potter son imagination débordante nous entraînait dans une histoire passionnante, là elle a voulu en faire beaucoup trop dans ses descriptions  et il y a un déséquilibre par rapport au manque d’histoire

Ce n’est pas parce qu’il y a les mots fuck, bite ou érection que cela en fait un bon livre pour adulte, mais on pourrait dire que pour un premier roman, c’est prometteur 😉

12 Commentaires

  • Merci pour ton avis objectif car je me méfie un peu des critiques des journalistes sur le nouveau livre de J.K Rowling. Vu l’énorme marketing qu’il y a autour, impossible de ne pas le voir à la Fnac et dans les autres librairies. Ton avis a l’air objectif, et finalement ne donne pas envie de l’acheter. Vu le prix du bouquin je vais attendre qu’il sorte en poche ou même attendre son prochain livre, mais je viens de lire qu’il devrait se remettre au livre pour enfants. Comme quoi, on ne peut pas être doué partout.

  • Alain > Merci pour ton commentaire, effectivement pour l’instant on a pas lu beaucoup de critiques objectives sur ce livre, mais ça va venir. Comme tu le dis, vu le marketing, il est déjà dans le top vente, les gens vont finir par en parler.
    Mais c’est un pavé et on a du mal a rentrer dedans, je peux comprendre que peu de gens l’ai terminé 😉

  • Ma fille (elle a 16 ans) voulait qu’on aille l’acheter samedi mais je suis moyennement emballée en lisant ta critique. Comme il est dit plus haut dans les commentaires, je vais attendre qu’il sorte en poche ou aller voir si ils l’ont à la Bibliothèque (mais ça m’étonnerais). Pourtant on est toute les deux des grandes fan d’Harry Potter, mais si ça n’a rien a voir…

  • J’avais entendu parler de sa sortie et toujours sous le charme de Harry Potter je me suis empressée de le prendre en main lors de ma visite chez Cultura…puis je l’ai reposé, me donnant le temps de la réflexion. Même chose cet après midi chez Carrefour ce fut la valse hésitation et je l’ai laissé après avoir relu la 4ème de couverture. Après avoir lu ta critique je me dis que j’ai bien fait d’hésiter. Merci d’avoir donné ton avis : je ne l’achèterai pas !

  • Je viens de le terminer, et cette critique me semble juste.

    Les seuls rapprochements avec Harry Potter que l’on pourrait faire ici, ce sont les schémas familiaux, et les caractères des personnages.

    Par exemple, la famille Dursley a un fonctionnement assez proche de la famille Mollison : parents aisés, en vue dans la société, très lèche-bottes et soucieuse d’être vue avec des gens plus riches et socialement plus élevés qu’eux. Miles est le fils préféré de la famille, qui suit les traces de son père et fait la fierté de sa mère, et Harry le mal-aimé peut se retrouver en personnage secondaire sous les traits de la fille lesbienne qu’on essaie de faire oublier à la communauté parce qu’on en a honte. L’obésité est aussi perçue comme une fierté (je suis riche, donc je mange) et une soi-disant preuve d’un amour maternel inconditionnel (façon gavage d’oies)

    De même, la famille Fairbrother, avec les Weasley : famille nombreuse, très soudée, avec des jumelles inséparables. Sauf que cette fois, elle tue le père, ce qu’elle avait prévu de faire avec Mr Weasley, mais qu’elle n’avait pas eu le courage de faire.

    Comme Hermione, Gaia est très indépendante, vive, intelligente, et se porte au secours des plus faibles. Elle n’a que faire des histoires qui circulent.

    Fats, comme Drago, est un immonde petit merdeux pourri gâté qui veut jouer les voyous, qui va apprendre la vie malgré lui, et les conséquences dramatiques que cela peut entraîner.

    Il est effectivement difficile d’entrer dans le livre, parce qu’il me manque des descriptions pour planter le décor, imaginer les personnages… asseoir le récit, donc. Le début in medias res est d’autant plus troublant que le narrateur décède et nous abandonne avec des inconnus.

    Et puis, le style de JK l’emporte, même si on change de point de vue régulièrement. Tous les personnages sont mesquins, aiment les ragots et les commérages qui rabaissent tant leurs proches que leurs ennemis parce qu’ils les aident à se sentir supérieurs… il n’y en a pas un pour repêcher les autres (sans mauvais jeu de mots, les lecteurs comprendront…) mais ils ont tous leurs motivations, plus ou moins valables. Pour le coup, la structure romanesque fait un peu penser au Trône de Fer (toutes proportions gardées, s’entend…) de JRR Martin.

    Non, les personnages ne sont pas vraiment attachants. On n’a pas envie d’en faire nos « amis de papier »… parce que dans la vie réelle, des gens comme ces personnages, on en a plein qui gravitent autour de nous. Du coup, ils prennent les traits de gens que l’on côtoie, ils deviennent familiers. Il faut reconnaître à JKR cette qualité de savoir peindre cette part de bassesse, d’hypocrisie et d’égocentrisme que l’humanité a en elle, les pensées inavouables et mesquines, sous des dehors policés, tout sourires.

    Et, vers la fin du livre, comme toujours, le récit s’emballe, et les indices disséminés çà et là dans le récit presque négligemment s’organisent… et nous amènent à une fin inéluctable, tragique… logique. Et au final, il y a toujours des places à prendre.

  • Yosha > Et alors, tu l’as lu, quel est ton avis ?

    Mary > Merci pour cette excellente critique. Je n’ai pas voulu faire de comparatif entre les familles mais c’est vraiment bien vu.

  • Mon mari me l’a acheté pour mon anniversaire et j’étais heureuse comme tout de le recevoir. Et puis, j’ai commencé à le lire et là, grosse déception. Même si il est bien écrit j’ai trouvé l’histoire peu captivante pour ne pas dire bof. Du coup, j’ai commencé un autre bouquin, Le Hobbit et je préfère de loin celui-ci. J’ai finalement réussis à achever la lecture du dernier bouquin de JK Rowling avec satisfaction. J’étais contente vis à vis de mon mari de le terminer mais je l’ai trouvé bien ordinaire. Comme quoi, je ne m’attendais pas du tout à ça. Pour vous, je vous souhaite de le trouver bien car vu son prix, il vaut mieux l’aimer. J’espère qu’elle fera mieux la prochaine fois. J’ai tellement adoré les Harry Potter !

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