Arrêter de fumer sans grossir, c’est possible ou pas ?

Ma courbe de poids

Et bien non !
Toi qui te poses la question de savoir si tu vas grossir en arrêtant de fumer, sache que la réponse est oui. C’est la double peine. D’un côté tu vas être malheureux (se) car l’arrêt de la clope est frustrant, mais en même temps, tu vas obligatoirement grossir (un peu ou beaucoup selon ta motivation).

Ce qui suivent ce blog savent que je n’en suis pas à mon premier essai pour arrêter de fumer (je vous laisse consulter les archives). La première fois j’avais pris dix kilos car je n’avais fait aucun effort et je compensais la manque de nicotine par de la nourriture. J’ai fais un gros régime pour me débarrasser de mes kilos et c’était tellement dur que je m’autorisais une petite clope pour tenir le coup. Bref, la clope, les kilos pendant l’arrêt, c’est une peu le marronnier de ce blog….

En septembre 2011 j’ai entrepris une nouvelle fois d’arrêter de fumer. Raz le bol de me geler les couilles dehors et le prix des clopes est devenu vraiment délirant.

Mon médecin m’a souvent dit que l’on y arrive pas à la première tentative, qu’il en faut au moins 5,6 ou 7 pour y arriver définitivement. Je dois largement être dans les quotas.

Et c’est vrai que cette année ce fut beaucoup plus facile. Pour plusieurs raisons.

La première c’est que j’avais déjà été non fumeur pendant deux ans, je n’ai pas eu la même peur et la même angoisse. On vit très bien sans tabac (méthode Couet inside).

La deuxième raison c’est que j’ai fait très attention à mon poids pendant cette période. Je n’ai quasiment pas grossi (enfin 4 kilos au maximum que je vais faire disparaître rapidement, en tout cas avant l’été).

Voilà quelques conseils pour arrêter de fumer sans (trop) grossir :

Partir de son poids minimum avant de stopper la clope. A la fin des vacances d’été, j’étais en grande forme et très mince. Cela faisait plusieurs mois que je stabilisais à 72 kilos (pour 1m82).

Du coup quand j’ai arrêté de fumer j’ai fait tellement attention de ne pas grossir que j’en oubliais presque le manque de tabac. Car au bout de trois jours, on ressent beaucoup moins le manque de nicotine, c’est plutôt la gestuelle qui est gênante. Alors que la faim, c’est tout le temps.

Et quand j’ai faim, j’oublie la clope.

Les soirs de passage à vide ou d’envie de faire la fête, au lieu de me jeter sur un paquet de clope, je m’autorisais une bouteille de vin et une (grosse) assiette de charcuterie avec du pain. Et là c’est le bonheur.

C’est moins dangereux de craquer sur un paquet de gâteaux que sur un paquet de clopes

Le seul truc, c’est que physiologiquement comme la cigarette brûle des calories, pendant les 6 premiers mois on grossit forcement de 2 ou 3 kilos, mais pas plus si l’on ne grignote pas. Il faut absolument éviter le grignotage compulsif. Avoir faim aide beaucoup à détourner son attention.

Je peux faire attention toute la semaine, si le week-end je m’offre un bon repas, je prend 500 grammes. Ce n’est vraiment pas juste, car tous les lundis matin, j’ai 1 kilos de plus que je perds pendant le reste de la semaine.

Évidement les fêtes de fin d’année ont été fatales, plus le froid et l’hiver, mais comme j’étais parti de très bas au niveau poids, cela n’est pas trop gênant. A moi de faire attention avant le printemps.
Avec le temps ma courbe devrait se stabiliser naturellement.

C’est idiot à dire, mais faire du sport aide énormément. Depuis la rentrée je fais de l’apnée qui me fait perdre pas mal de calories à chaque séance (mais j’en parlerai dans une autre note).

Et vous, vous avez des astuces pour arrêter de fumer sans grossir ?

15 Commentaires

  • Je suis d’accord avec toi.
    Un peu moins par contre sur le « soi-même » car, pour certaines personnes, elle font ça inconsciemment pour se mettre en accord avec une société qui ne jure plus que sur l’apparence, les détournant ainsi des vrais problème mais ça c’est un autre sujet…

  • Vous avez raison tous les deux dans une certaine mesure mais au-de-la de ces considérations, le sport nous préserve avant tout de certains problèmes de santé et nous permet de rester en pleine forme.

  • Marcanon > Désolé mais je supprime tous les liens qui ne sont pas des blogs perso.Cela peut paraître injuste mais je suis bombardé de spammeur comme mes commentaires sont en do follow…

  • j’ai arrété avec un spray buccal aux huiles essentielles et il contenait justement une huile anti fringale en plus de celles anti stress etc… on ne parle jamais des méthodes douces pour l’arrêt du tabac.

  • Etant donné que fumer pour un homme « normal » lui permet de brûler entre 200 et 500 calories/jour en plus, il suffit de diminuer l’apport calorique journalier et/ou d’augmenter la dépense calorique (exercice physique) pour ne pas grossir voire (si on fait 2 heures de sport par jour…) de maigrir.
    Ce n’est donc pas une malédiction mais justes des maths de base.

  • « D’un côté tu vas être malheureux (se) car l’arrêt de la clope est frustrant »

    Rha mais non il ne faut pas dire ça aux gens : si arrêter de fumer rend plus malheureux que de fumer; c’est que quelque chose cloche. On arrête pas de fumer pour la santé ou parce ça pue, on arrête de fumer parce qu’on pense que cela nous diminue, nous enleve une partie de notre indépendance.
    Et quand on retrouve notre indépendance et notre souffle, on se sent existe « plus et mieux » ce qui est la définition même de la joie et le contraire absolu du malheur.

    Alors pourquoi se sent-on malheureux ? parce que notre sentiment face à la clope dépend avant toute chose de notre manière de l’envisager, de l’imaginer, de la penser.
    Et cela se sent dans tes posts : tu parles de la cigarette avec nostalgie; regret. Tu enjolives son souvenir et ses effets (tu sais pourtant bien que sur les centaines de cigarettes que tu fumais par mois, très peu étaient de « jolies » cigarettes); bref, tu prépares toi même le terrain pour rechuter; rechute qui en vérité te procures un immence plaisir car tu considères encore que la cigarette est une bonne copine qui te rend plus « cool ».

  • pong > Entièrement d’accord avec toi, le puissance du tabac n’est pas dans la nicotine car ça on apprend très vite à s’en passer mais c’est le conditionnement qui est super compliqué à gérer. C’est lui qui me fait craqué le plus souvent. Merci en tout cas pour cette analyse.

  • L’hypnose permet de rompre le lien émotionnel qui nous lie à la cigarette.
    On peut redevenir un non fumeur, et non pas devenir un ex fumeur qui repense encore des années après à la cigarette avec envie. On traine parfois cette frustration toute sa vie en arrêtant de fumer par sa seule volonté.
    De plus la gestion du poids est prise en compte simultanément.

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