
C’est marrant comme, au fil des années dans mon studio, j’ai fini par réaliser que peu importe qui passe la porte, l’enjeu reste fondamentalement le même. Que je reçoive un jeune mannequin qui vient faire son premier book, un comédien qui a besoin de portraits, un chef d’entreprise pour une photo corporate, ou quelqu’un qui vient pour une séance de nu artistique, on se retrouve toujours face au même triangle magique : la lumière, l’humain et le dialogue.
On me demande souvent si c’est très différent de shooter un portrait pour LinkedIn ou un book de mannequin. Évidemment, les codes changent. Pour le corporate, on cherche de l’assurance et de l’accessibilité ; pour le book, on veut de la modularité et du caractère. Mais au fond, la technique de base, c’est ma gestion de la lumière. C’est elle qui va sculpter un visage, donner de la profondeur à un regard ou, au contraire, lisser les traits pour un rendu plus institutionnel. En studio, on est un peu comme des sculpteurs, sauf qu’on travaille avec des pixels.
Le point commun : la lumière et la gestion des modèles

Mais la lumière ne fait pas tout. Ce qui m’anime vraiment, c’est la gestion du modèle. Parce que, soyons honnêtes, poser n’est naturel pour personne (à part peut-être pour quelques modèles pro très aguerris). La plupart des gens qui viennent me voir, que ce soit pour une photo personnelle ou professionnelle, arrivent avec une petite dose d’appréhension. C’est là que mon rôle de photographe prend une autre dimension.
La clé, c’est la communication. Une séance réussie, ce n’est pas juste une série de “clics”. C’est un échange constant. Il faut rassurer le comédien qui doute, guider le chef d’entreprise qui ne sait pas quoi faire de ses mains, ou instaurer un climat de confiance absolue pour du nu artistique. Pour moi, le nu, c’est d’ailleurs l’exercice ultime de communication : il faut une pudeur respectée et une écoute totale pour que le modèle se sente assez libre d’être lui-même.
Que ce soit pour un projet perso où j’expérimente de nouveaux éclairages, ou pour une commande bien précise, ce “feeling” entre le photographe et son modèle est ce qui fait la différence entre une photo techniquement correcte et une photo qui a une âme.
Ancien comédien des cours Florent, je suis devenu photographe de book pour comédien, la technique photo à beaucoup évoluée, mais le métier d’acteur lui reste le même, et je trouve ça super de rencontrer les nouveaux comédiens de demain et de pouvoir les aider.
Au final, le studio, c’est un labo incroyable où l’on crée des images, mais c’est surtout un lieu de rencontres. C’est ce mélange de technique pure et de psychologie humaine qui fait que je ne me lasse jamais de ce métier.

Je suis admiratif de la photo studio, je m’y suis essayer deux ou trois fois, sur demande en générale, et le résultat était plutôt bof bof.
J’ai un amis qui avait gagné une séance chez Harcourt, il en était revenus enchanté, et j’avoue que j’étais jaloux du résultat. C’est quand même classe une belle photo posé 🙂
J’imagine que ça doit être compliqué la gestion de la lumière quand on voit les catastrophes que peuvent faire les amateurs avec les flashs, moi la première. Tes photos sont magnifiques
Effectivement toujours rencontrer c’est génial et plus nous vieillirons plus ce sera indispensable.
Je n’ai pas abandonné mon rêve de théâtre, j’ai enfin pu intégré une vraie troupe, j’ai cherché longtemps depuis que je suis à Toulouse. Les photographes viennent dans le théâtre nous shooter avant le spectacle pour l’affiche et les journaux locaux.
Je suis également bénévole au bar du théâtre et là aussi des rencontres permanentes c’est super !