Littérature, Le blog de Denis

Cet instant-là de Douglas Kennedy

Cet instant-là de Douglas KennedyJ’ai toujours été en admiration devant les livres de Douglas Kennedy.

D’abord j’aime son style assez dynamique et sa façon assez rapide de nous plonger dans ses histoires. Il y a toujours une portée assez dramatique et une descente aux enfers que je n’aimerais vraiment pas vivre moi-même.

On se sent obligé de s’attacher à ses personnages souvent proches de nous dont le destin se retrouve bousculé de façon irréversible.

Je trouve ce type génial et c’est un des rares auteurs dont j’ai vraiment lu tous ses romans.

J’avais été un peu déçu par la femme du Ve et Quitter le monde, beaucoup moins dramatique, je trouvais que Douglas Kennedy s’essoufflait.

Ce qui me m’a pas empêcher de sauter sur Cet instant-là quand je l’ai vu en poche.

Là, j’ai retrouvé le Douglas Kennedy que j’aime avec une bonne intrigue avec quelque chose en plus.

Pour une fois le héros sort du Maine, état cher à son auteur pour nous plonger au cœur de Berlin à l’époque du mur. Des protagonistes à l’est et à l’ouest, qui vivent et qui s’aiment, surveillé par la STASI et la CIA, un truc qui nous paraît complètement dingue maintenant, pourtant la chute du mur n’a que 25 ans….

Je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas spolier ce livre, mais j’ai vraiment adoré et je vous le conseil vraiment. Avec Cet instant-là, Douglas Kennedy signe un nouveau chef d’oeuvre.


Le sang des maudits

Le sang des mauditsUne mort très brutale attend, à sa descente d’hélicoptère, l’évêque Dom Felipe venu inaugurer la nouvelle église d’une province de l’Etat de Sao Paulo.

La police fédérale brésilienne missionne sur place l’inspecteur principal Mario Silva.
Il est plongé au coeur d’une lutte sanglante entre un cartel de gros propriétaires terriens, des syndicats d’ouvriers agricoles et la police locale, plus portée sur la torture que le maintien de l’ordre. Qui d’entre eux a pu oser assassiner un futur cardinal ?

Mario Silva doit sa vocation de policier à un drame intime épouvantable qui l’a marqué à jamais.
Il a vu lui aussi couler le sang des maudits.

Voilà le pitch du nouveau livre de Leighton Gage qui a première vue a l’air séduisant.

Pourtant j’ai eu du mal à le terminer. Je suis surtout un fan des polars noir, avec ses tueurs en série et ses ambiances glauques. Là on est dans la bonne enquête policière. Pourtant Mario Silva a du mal à la mener son enquête justement.

On se demande d’ailleurs comment il y parvient. Il pose des questions et navigue un peu à vue, sans réellement nous passionner. Ce roman manque cruellement de consistance et de rebondissements.

Les seules pages qui m’ont intéressées sont les descriptions et le passé des personnages. L’intrigue non.

L’action se déroule au Brésil, pourtant, cela ne nous fait pas voyager du tout, en tout cas pas assez à mon goût.

Seule la réalité sociopolitique est assez bien détaillée.

Je ne suis peut être pas fait pour ce genre de roman ?

J’aimerais bien l’avis d’autres lecteurs qui auraient lu Le sang des maudits ?


Le polar quand c’est long c’est moins bon !

Trilogie policière

Je suis un gros fan de polar, je dois même vous avouer que c’est ma principale source de lecture. Quand je vais à la bibliothèque je me désole souvent d’avoir ENCORE emprunté un polar. Mais je n’y peux rien, à chaque fois les intrigues sur le dos de la couverture m’attirent. Ces meurtres sanglants et ses énigmes irrésolvables me plaisent irrésistiblement  J’aime ces atmosphères sombres, ce flic souvent seul qui ne lâchera pas l’affaire, c’est ça ou il sombre dans l’alcool et de dénouement inattendu.

Les ficelles sont classiques et connues des initiés. Rentrer dans un polar, c’est un peu comme enfiler un vieux pull (ou une ex).

Du coup le concept des trilogies me plait car je sais que derrière j’ai encore deux tomes à lire, et donc rester dans le même univers.

Le problème c’est que le premier est toujours captivant, et donne envie de lire la suite. Mais j’ai l’impression que c’est difficile d’écrire un bon thriller policier en trois volumes. Justement pour une question de timing et de technique. La suite rajoute de nouveaux personnages (faut remplacer les morts) et créer une intrigue différente avec les rescapés.

Et là je suis souvent déçu, c’est exactement ce qui m’est arrivé avec level 26 une trilogie de Anthony E. Zuiker (le créateur des Experts si ça vous parle). Je n’ai même pas eu envie de lire le dernier tome.
Je ne vais pas vous expliquer pourquoi, je serai obligé de vous révéler l’intrigue. Alors que le premier volume m’avait tenu en haleine.

Pareil pour l’excellente trilogie de Jérôme Camut et Nathalie Hug Prédation, Stigmate et Instinct.

Prédation m’a vraiment pris au tripes, c’est sordide comme j’aime. A partir Stigmate l’histoire évolue, des personnages principaux disparaissent, d’autres font leur apparition et on a pas le même affecte avec eux. Finalement on termine sa lecture par une bonne impression, mais on est pas sur le cul. Dommage, car la fin est un élément déterminant pour juger de la qualité d’un roman policier.

Je vous recommande quand même vivement la lecture de Prédation, après c’est vous qui voyez pour la suite. Mais on a toujours envie de savoir…


Une place à prendre le nouveau roman de J.K. Rowling

J.K. Rowling et son nouveau roman : Une place à prendre

Je n’ai pas voulu comparer avec Harry Potter, même si j’avais la même excitation en allant acheter ce livre et en m’enfonçant dans mon canapé pour le commencer. Mais je m’attendais à me laisser emporter, vivre une belle histoire avec ce livre. A la place, c’était long et laborieux, pour ne pas dire interminable, enfin jusqu’à la moitié du livre.

On reconnaît le style de J.K. Rowling car son univers est très riche et fourmille de détails, mais cela en est presque écœurant , on dirait du Zola. Des descriptions interminables et il ne se passe rien. A la limite de l’assommant.

La psychologie des personnages est très bien détaillée, mais ça ne sert à rien car l’intrigue n’est pas captivante.

Un bon film ou un bon livre, c’est avant tout une bonne histoire !

Cela commence par la mort de Barry Fairbrother, un membre du Conseil paroissial de Pagford, petite bourgade anglaise imaginaire. Sa place est donc à prendre et de là vont naître toutes les rivalités entre les habitants au moment des élections.

C’est très anglais, peut être que chez eux un conseil paroissial à une importance capitale mais chez nous, on a du mal a en saisir les enjeux.

L’univers des cancans et commérages dans une petite ville est assez bien retranscrit, mais je trouve que cela ne suffit pas.

La deuxième moitié du livre est plus intéressante uniquement parce que l’on s’est attaché aux personnages, on les connait forcement bien à force de longues narrations…
Alors ça va plus vite, on accroche plus, je me suis dit que cela ferait un bon scénario pour un feuilleton télévisuel, sans plus. Il manque quand même quelque chose.

Bon, J.K. Rowling n’a plus rien à prouver, mais avec Harry Potter son imagination débordante nous entraînait dans une histoire passionnante, là elle a voulu en faire beaucoup trop dans ses descriptions  et il y a un déséquilibre par rapport au manque d’histoire

Ce n’est pas parce qu’il y a les mots fuck, bite ou érection que cela en fait un bon livre pour adultes, mais on pourrait dire que pour un premier roman, c’est prometteur ;)


Critique du livre Les dieux voyagent toujours incognito de Laurent Gounelle

Les dieux voyagent toujours incognito

Voilà le livre de plage qui côtoyait cet été Musso et Marc Levy sur les serviettes. Autant dire que j’étais méfiant quand on me l’a prêté.

Comment, dire ? Cela ne m’étonne pas que ce genre de livre ait du succès, c’est de la psychologie grand public. C’est rempli de poncifs et de conseils à deux balles. J’imagine à la rentrée la horde de gens en train de suivre les conseils de Dubreuil (le mentor du héros).
Soyez attentif en réunion si vous voyez votre interlocuteur vous imiter, c’est surement qu’il veut rentrer en contact visuel avec vous ;)

Assez rapidement on se dit que l’on va être abreuvé d’aides pour améliorer notre développement personnel, c’est léger et facile à lire mais j’ai eu du mal à accrocher à autant de simplicité. Et puis arrive un moment ou il y a un semblant d’histoire qui voudrait nous faire croire à un polar. On en est loin, mais le livre est sauvé jusqu’à une improbable fin qui plombe tout.

Pour ceux que ça intéresse, voilà le résumé :

Imaginez : un homme vous sauve la vie, en échange de votre engagement de faire tout ce qu’il vous demandera. Cela, pour votre bien. Le dos au mur, vous acceptez et vous vous retrouvez embarqué dans une incroyable situation où tout semble vous échapper. Vous n’êtes plus le maître de votre existence…


Le cycle de l’homme de Maxime Chattam

Le cycle de l'homme de Maxime Chattam

Je suis un inconditionnel des polars, c’est navrant mais ces derniers mois je n’ai lu que ça. J’ai découvert cet auteur l’été dernier avec La promesse des Ténèbres, un histoire qui se déroule dans les bas fonds New-Yorkais. Bonne ambiance, assez prenant et bien écrit, j’avais accroché, mais pas au point de lire la suite.

Et cet hiver j’ai emprunté La théorie Gaïa à la bibliothèque. Ce livre m’a fasciné par son ambiance. On est à la limite du film d’horreur et du jeu vidéo. C’est très visuel, son style nous pousse à dévorer le livre en quelques heures. L’intrigue est passionnante. Il recoupe des théories et de la fiction de façon amusantes mais pour plus audacieux et imaginatifs (voir parano) cela peut prêter à la discussion pour ouvrir des portes (déjà entrouvertes).

Je me suis renseigné sur Maxime Chattam et la La théorie Gaïa et j’ai appris qu’elle faisait partie d’un cycle : Le cycle de l’homme qui contient aussi Les arcanes du chaos et Prédateurs, livres que je me suis empressé de lire aussi.

Ce ne sont pas des suites, ils n’ont pas les mêmes personnages et peuvent donc être lus dans le désordre. C’est juste une vision de l’auteur sur des thèmes particuliers.

Les arcanes du chaos traite de la visions des hommes avides de pouvoirs et réjouira les fans de la théorie du complot. Le style est efficace, même si c’est assez facile, mais est-ce qu’écrire un livre en utilisant des ficelles aussi addictives pour le lecteur n’est-ce pas une certaine forme de talent ?

Je pourrais juste reprocher des personnages auxquels on ne s’attache pas tellement. Tout est dans l’histoire présente et seule l’intrigue compte.

Prédateurs est la traque d’un sérial killer au milieu d’une guerre sans nom. N’étant pas un fan des histoires militaires, c’est celui qui m’a le moins passionné, même si il est redoutablement efficace dans le style de roman policier et nous emmène rapidement dans un récit plutôt sanglant.

Le cycle de l’homme est une trilogie incroyable qui nous plonge dans ce que l’homme a de plus sombre.

Évidement ce sont des fictions mais on ne peut qu’approuver certaines théories. Je ne peux pas vous en dire plus mais je vous encourage vivement à lire et découvrir Le cycle de l’homme de Maxime Chattam si vous ne connaissez pas déjà. C’est vraiment un auteur français surprenant qui manie les intrigues avec brio, nous plonge dans des ambiances de polars vraiment frissonnantes et captivantes.

Pour ma part, je viens d’attaquer La trilogie du mal avec Maléfices. Il faut vraiment que j’arrête les polars mais c’est trop bon.

Voir le blog de Maxime Chattam


Voile et Plongée de Daniel Guignier

Voile et Plongée de Daniel GuignierHeureusement que mon esprit part plus souvent en plongée que mon corps, car depuis deux ans, je ne plonge plus beaucoup, faute de temps sans doute…

Par contre je suis un grand fan des récits de plongée, ce n’est pas pour rien.

A mon dernier passage au salon nautique, j’ai encore dévalisé la librairie l’Ancre de Marine.

Énorme coup de cœur pour un livre magnifique qui m’a vraiment fait voyager, il s’agit de Voile et Plongée de Daniel Guignier.

C’est un de mes grands rêve ça, embarquer sur un bateau pour une croisière plongée à la voile.

Daniel Guignier est un pionnier de la plongée sous-marine. Il a participé au début de la plongée au Club Med.
Car le club fût à ses débuts un des seul lieu ou l’on pouvait pratiquer la plongée loisir.
Son livre est un pur moment de bonheur.
Sa première expérience avec le club en Polynésie, en Espagne ou en Guadeloupe est fascinante et incroyable, il était là au bon moment.

Ensuite il organise des charters plongée dans les Caraïbes. Ses récits qui sont de véritables histoires vécues nous font voyager entre Sainte-Lucie, Antigua, les Grenadines, Saint-Martin, la Martinique et la Guadeloupe. Des endroits qui font rêver, mais qui étaient presques inexplorés il y a 50 ans.

Il a découvert de nombreuses épaves, nous fait revivre l’histoire de ses bateaux disparus, nous raconte comment il a bravé les tempêtes et les cyclones, échappé aux pirates fréquents sur les côtes Antillaises, ainsi que les tracasseries des douanes.

Ce livre est bourré de rencontres, d’amitiés, de solidarité entre marins. C’est impressionnant de lire les aventures de gens extraordinaires qui ont vécus leurs passions jusqu’au bout, sa vie est vraiment incroyable. Il a passé sa vie à voyager, à plonger et à naviguer.

Comme je l’envie au fond de moi, ce n’est pas en passant ma vie dans un bureau devant un ordinateur que je pourrais raconter des histoires pareilles.

C’est super bien écrit et c’est un véritable coup de cœur que je vous recommande si vous aimez l’aventure, la voile et la plongée.

Vous pouvez commander Voile et Plongée sur le site de l’Ancre de Marine.


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