Le choc des photos pour exprimer les maux de notre société à travers une exposition à la Monnaie de Paris en collaboration avec Paris Match.
Elle nous propose trois points de vues de la violence urbaine à travers trois univers différents :
Les photos d’archives de Paris Match avec la Libération, les attentats des années 80 et 90, ou encore les émeutes de 2005 à Paris et en banlieue.
Tout cela est réel et s’est vraiment déroulé devant nos yeux, ce qui fît souvent la gloire du magazine en publiant des images chocs pour nous montrer le fragile équilibre entre le calme et le cahot que peut engendrer la violence.
Même si au moment de leurs publications c’était surtout du voyeurisme…
La série Paris Street View de Michael Wolf réalisées à partir de captures d’écran du logiciel Street View de Google qui capturent des scènes de notre vie privée, que j’ai trouvé de peu d’intérêt, Sandiet m’a habitué à mieux avec les Google Street insolites… Pourtant poussé à l’extrême cela aurait pu être pas mal, surtout pour montrer à quel point notre vie privée est menacée.
Et la série de photomontages Guerre ici de Patrick Chauvel superposant des clichés de Tchétchénie, de Bosnie ou du Liban sur des paysages parisiens pour nous faire prendre conscience que la paix n’est jamais une chose acquise. En effet, nous vivons notre plus grande période de paix depuis un siècle, mais rien n’est jamais définitif.
Du beau travail de retouche mais finalement peu percutant.
Vous l’aurez compris, c’est surtout les photos de Paris Match qui m’ont marquées car ce sont des événements (à part la libération) que j’ai vécu et qui m’interpelle car on a tendance à tout oblier.
C’est néanmoins une belle exposition que je vous encourage à visiter, plutôt riche est variée même si comme d’habitude, le weekend, c’est noir de monde.
Peurs sur la ville, du 21 janvier au 17 avril 2011
A la Monnaie de Paris, 11 quai de Conti, 75006 Paris


















