articles publiés en mars 2011, Le blog de Denis

mar 3 2011

Peurs sur la ville à la Monnaie de Paris

Le choc des photos pour exprimer les maux de notre société à travers une exposition à la Monnaie de Paris en collaboration avec Paris Match.

Peurs sur la villeElle nous propose trois points de vues de la violence urbaine à travers trois univers différents :

Les photos d’archives de Paris Match avec la Libération, les attentats des années 80 et 90, ou encore les émeutes de 2005 à Paris et en banlieue.

Tout cela est réel et s’est vraiment déroulé devant nos yeux, ce qui fît souvent la gloire du magazine en publiant des images chocs pour nous montrer le fragile équilibre entre le calme et le cahot que peut engendrer la violence.
Même si au moment de leurs publications c’était surtout du voyeurisme…

La série Paris Street View de Michael Wolf réalisées à partir de captures d’écran du logiciel Street View de Google qui capturent des scènes de notre vie privée, que j’ai trouvé de peu d’intérêt, Sandiet m’a habitué à mieux avec les Google Street insolites… Pourtant poussé à l’extrême cela aurait pu être pas mal, surtout pour montrer à quel point notre vie privée est menacée.

Et la série de photomontages Guerre ici de Patrick Chauvel superposant des clichés de Tchétchénie, de Bosnie ou du Liban sur des paysages parisiens pour nous faire prendre conscience que la paix n’est jamais une chose acquise. En effet, nous vivons notre plus grande période de paix depuis un siècle, mais rien n’est jamais définitif.
Du beau travail de retouche mais finalement peu percutant.

Vous l’aurez compris, c’est surtout les photos de Paris Match qui m’ont marquées car ce sont des événements (à part la libération) que j’ai vécu et qui m’interpelle car on a tendance à tout oblier.

C’est néanmoins une belle exposition que je vous encourage à visiter, plutôt riche est variée même si comme d’habitude, le weekend, c’est noir de monde.

Peurs sur la ville, du 21 janvier au 17 avril 2011
A la Monnaie de Paris, 11 quai de Conti, 75006 Paris

mar 1 2011

Mon avis sur le film Sanctum 3D

Sanctum, le film

Décidément, la 3D serait-elle en train de me faire revenir au cinéma ou est-ce seulement l’histoire du nouveau film de James Cameron qui m’a motivé à chausser mes lunettes 3D ?

Sanctum est basé sur l’histoire vraie du scénariste Andrew Wight qui se retrouve en Papouasie-Nouvelle-Guinée à explorer l’une des plus immenses caves au monde. Après plusieurs semaines de travail, l’équipe se situe à plus de deux kilomètres à l’intérieur de la grotte. Elle espère trouver une issue qui lui permettra de rejoindre l’océan Pacifique quand une tempête tropicale se déclenche.

Et là, suspense, angoisse et révélations sur la nature humaine. Car le monde de la plongée souterraine est loin du monde de la plongée loisir. Je vous invite à regarder cette superbe vidéo de Barbuzard tournée à Alviela pour vous rendre compte du travail de précision qu’il faut pour évoluer sous l’eau et sous terre.

Rassurez-vous le film n’est pas technique du tout, c’est un pur film d’action assez angoissant avec de très belles images en 3D. Même si je trouve dommage de ne pas avoir exploité au maximum la 3D, cela manque aussi de paysages sous-marins plus impressionnants. La visibilité que peut offrir un tel environnement aurait été propice à plus de visuels pour en mettre plein la vue.

Côté technique, le film a été tourné pour les extérieurs en Australie, sur les plaines de Nullarbor, à Gold Coast dans le Queensland et dans des grottes d’Australie-Méridionale, ainsi qu’aux Village Roadshow Studios dans des décors artificiels où ils ont construit une énorme cascade souterraine.

Sanctum a bénéficié des techniques de prise de vues en 3D développées pour Avatar, le système de caméra Cameron/Pace Fusion 3D. Les équipes ont dû combiner une expertise des caméras 3D et des systèmes de prise de vues sous-marines.

L’équipe a dû apprendre à plonger au recycleur avec un facial, chose assez délicate et très technique, même si les conditions de sécurité étaient optimales.

Ce n’est pas le film du siècle, mais un bon moment de divertissement, tant pour les fans de plongée que des blockbusters Hollywoodiens avec une bonne dose d’adrénaline, du base jump, de l’escalade et du suspense.

Le scénario est plutôt prévisible et sans grands rebondissements mais le rythme est bon et on se laisse facilement prendre par cette histoire.

Même si les puristes de la plongée trouvent que le film est surtout un bon moyen de dégouter les gens, n’oublions pas ce qu’est une fiction, rien de plus.

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