articles publiés en octobre 2010, Le blog de Denis

oct 29 2010

J’ai regardé la série Les piliers de la terre, mon avis

Les piliers de la terre

J’ai eu la chance d’être invité en avant première par Megaupload pour découvrir la série Les piliers de la terre, l’adaptation à la télévision du livre de Ken Follett.

Le premier épisode est riche et dense en action et présentation. On pose le début de l’intrigue.

Ensuite, ça va très vite. Dès le deuxième épisode, on construit déjà la cathédrale, alors que dans le livre, avant d’en arriver là on en a bouffé des pages…

Forcement, beaucoup d’éléments sont ignorés, vu la richesse du livre, on survole des passages entiers évoqués en un seul plan. Ce qui est dommage car on perd en profondeur, surtout dans la psychologie des personnages et le rapport qu’ils entretiennent les uns aux autres.

Quand on a lu le livre, la première chose qui choque, c’est le casting. Je dois avoir une imagination plus débordante car j’ai trouvé les personnages un peu fades ou pas assez sophistiqués, mais je finirai par m’y attacher au fil des épisodes le temps que mon cerveau se formate à l’imaginaire de quelqu’un d’autre (mon dieu que j’ai horreur ce ça).

Au début, on passe son temps à se remémorer des scènes entières du livre qui dans la série passent inaperçues et puis on se laisse prendre au jeu pour passer un bon moment.

Il y a évidement des rajouts ou des grosses modifications pour être visuellement plus intéressant ou plus simple à comprendre vu que des passages entiers ont été supprimés.

Les images sont belles pour une série mais vu l’importance de l’histoire et la beauté de l’œuvre, j’aurai imaginé une photographie plus proche de celle du cinéma.

Dans l’ensemble, je trouve que la série (8 épisodes) est fidèle au livre et c’est plutôt une bonne adaptation qui tient la route. Même si je vous recommande vraiment de lire les Piliers de la terre car le livre lui est vraiment exceptionnel.

J’adore Ken Follett depuis que j’ai découvert cet auteur l’année dernière, j’ai lu : Un monde sans fin (la suite des Piliers de la terre), Le Pays de la liberté, Apocalypse sur commande et Code Zéro. A chaque fois ses livres me tiennent en haleine et j’adore son style. Si j’avais le courage je ferais des comptes-rendus de lecture pour ma rubrique littérature plus souvent. De ce côté là j’ai vraiment du retard.
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oct 19 2010

Organiser une boum pour enfants (et pré-ados)

Limelight

Ce week-end, j’ai survécu à la première boum de ma fille. Bon le terme survivre est un bien grand mot car en fait j’ai pris beaucoup de plaisir à l’organiser. Cela m’a rappelé mes premières boums.
Mais il faut avouer qu’en 30 ans, le matos a drôlement évolué et c’est devenu beaucoup plus simple et surtout beaucoup moins cher.

Quand j’étais gamin, chacun devait ramener des disques, on écrivait son prénom dessus pour avoir une chance de le retrouver en partant. Les éclairages coutaient une fortune et soit on arrivait à s’en faire prêter, soit on coloriait des ampoules.
Les rideaux du salon étaient tirés et basta.

Pour les 11 ans de ma fille, j’ai voulu faire les choses en grand. Après quelques rapides recherches sur Google j’ai déniché une boule à facettes à poser sur un pied (car j’étais moyennement chaud pour l’accrocher au plafond), des spots, un stroboscope, des lumières noires, le tout pour un prix relativement raisonnable.
Grâce à la technologie LED, les prix on chutés, sans compter qu’il n’y a pas eu vraiment de grosse révolution technologique dans le domaine des lumières.

Même si cela à un coût, c’était son cadeau d’anniversaire, elle pourra donc refaire des boums maintenant qu’on a le matos. D’ailleurs, moi aussi cela m’a donné envie de refaire des soirées (teasing inside).

Quand à la sono, la magie du web a fait son boulot. Une bonne playlist sur Deezer leur a permis de danser toute la journée. Avant, on enregistrait les tubes du moment sur la radio, un bon vieux rec/play/pause faisait l’affaire (le Jingle d’NRJ inclus).

Deezer reste pour moi un truc énorme, quel chance de pouvoir écouter ce que l’on veut. J’ai juste fait un peu la gueule quand elles m’ont demandé Reality (la BO de La Boum), mais bordel, comment elle connaissaient ?

Quand au buffet, l’alcool ne faisant pas encore partie de la fête, des bombons, des gâteaux et des sodas feront l’affaire. On peut rajouter des tubes phosphorescents dans les verres, attention néanmoins, l’enfant à tendance à les croquer pour y goûter…

Pour info, j’ai trouvé mes lumières chez Conrad (commande est livraison impeccable). Vous pouvez aussi aller chez Sono light club (137 rue de la roquette à Paris).

Pour le reste, il faut juste avoir des voisins conciliants car entre le bruit de la musique et les cris des gamines hystériques, il faut savoir rester zen (et une bonne aspirine le soir).

A cet âge là, on ne peut pas encore les laisser tout seul, car il faut passer de temps en temps dans le salon pour éponger les verres renversés, ramasser les papiers et les chamallow par terre et surveiller un peu l’ordinateur qui passe la musique.

Hors de question par contre de se mêler aux enfants pour leur montrer que nous aussi on sait danser et que le disco n’est pas mort, c’est direct foudroyage du regard.

oct 15 2010

Hadopi, Sarkozy, tiens ça rime

Manifestations contre Hadopi

Mais quel est ce gouvernement qui veut nous priver de notre accès Internet pour défendre les intérêts de ses amis.

Je m’imagine à 60 ans en train d’essayer de trouver du boulot sans internet. Car les réformes, c’est bien il en faut. On vit de plus en plus vieux, c’est donc normal de travailler plus longtemps. Mais quand je vois la difficulté des personnes de plus de 45 ans pour trouver du boulot j’ai un peu peur. Je ne parle même pas métiers dans les nouvelles technologies ou l’on préfère embaucher du stagiaire. Bientôt la moyenne d’âge d’une web agency sera de 18 ans. On ferait mieux d’intégrer correctement les séniors avant de les faire bosser plus longtemps.

Mais là je m’égare.
Bien sûr, je suis contre le piratage, c’est du vol. J’ai acheté suffisamment de DVD pour le savoir (curieusement quand on télécharge un film, on a pas de publicité contre le piratage).
Internet a profondément bouleversé nos habitudes de consommation et la manière de distribuer la culture.

Mais les lois sont votées par des vieux cons qui n’y comprennent rien aux nouvelles technologies.

Pourtant on avait proposé des solutions (licence globale entre autre).
Maintenant quand je me balade à la Fnac je suis écœuré de voir le prix d’un DVD à 19 euros en nouveauté alors que je le paierai 10 euros dans 6 mois. Faut bien continuer à alimenter un vieux système qui se gave depuis des années. Et protégeons-le avec une loi débile qui coûte une fortune au contribuable.

Du coup, je fais la grève des achats, depuis que l’on me bassine avec Hadopi, je n’ai plus acheté un seul DVD ni CD.

Croyez vous qu’en punissant quelqu’un qui a téléchargé parce qu’il n’a plus les moyens d’aller au cinéma, il va y retourner ? Non, il n’y aura pas plus d’argent pour les majors, mais juste un type privé de tout.

Cette note fait partie d’une longue série contre la loi Hadopi car je trouve ça honteux de dépenser autant d’argent pour écraser les plus pauvres.

Ce gouvernement est le pire que l’on ai jamais connu, il est d’une violence inouïe avec ceux qui ont voté pour lui.

oct 14 2010

André Kertész au jeu de Paume

André Kertész Kertész Kezako ?
Je ne connaissais pas ce photographe hongrois (1894 -1985). Né à Budapest, après plusieurs années passées en Hongrie, il part vivre à Paris et ensuite à New York.
Le jeu de Paume lui offre une belle exposition composée de plus de 300 épreuves gélatino-argentiques (des photos quoi !) qui nous font découvrir son parcours.

Malgré une très longue carrière, son travail est principalement axé sur une recherche artistique et un renouvellement permanent.

On trouve de beaux clichés ou le cadrage et la géométrie sont très importants, toujours dans un soucis d’esthétisme et de créativité.

Néanmoins à mon goût, cette rétrospective est plutôt ennuyeuse et rébarbative. Contrairement à ses contemporains qui capturent l’instant présent pour laisser une trace, un témoignage de leur époque, Kertész se soucie peu de ses semblables (en tout cas dans son travail).

J’aime la photographie ancienne pour découvrir des morceaux d’histoire, apprendre comment vivaient les gens, bref je préfère du Cartier-Bresson ou du Doisneau. (même si s’ils sont arrivés un peu plus tard).

Chez Kertész on découvre un travail avant gardiste intéressant techniquement parlant mais qui ne m’a pas vraiment ému. Des reflets, des nuages, des escaliers, des grattes-ciel, des recadrages ou encore des distorsions mais peu d’humanité.

Dommage car le lieu (le Jeu de Paume) est superbe, l’exposition organisée de façon chronologique nous fait découvrir sa progression artistique et les tirages sont très beaux.

On aime ou on aime pas…

André Kertész au jeu de paume, du 28 septembre 2010 au 06 février 2011 au jeu de paume
Jeu de Paume 1, place de la Concorde75008 Paris

oct 1 2010

Hadopi dans le Sentier

Hadopi dans le Sentier

Voilà un grand moment de rigolade en ce vendredi pluvieux. Le nouveau site d’Hadopi est en ligne depuis quelques heures.

J’adore l’image qui illustre le centre d’appel. Un jeune homme qui répond au téléphone. Une image classique achetée (ou piratée ?) sur une banque d’image quelconque.

Mais c’est tellement drôle de voir qu’au fond on y voit des cintres, du tissu et des portants.
Je ne savais pas qu’Hadopi s’était installé dans le Sentier.

Sinon, je ne commenterais pas le contenu du ce site, vide de sens et de contenu.
Une loi difficilement applicable, de nombreux moyens de contourner Hadopi sont déjà en ligne, un gouvernement qui rame pour forcer à imposer son projet coûte que coûte.

Cela me fait rire mais c’est navrant.

Crédit photo Hadopi ;)

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