Je ne vais pas parler des élections américaines, je crois que tout le monde est au courant, bravo, bravo. Espérons que ce pays va enfin changer un peu, car foutre des milliers de personnes dehors à cause des subprimes, c’est tout simplement immorale.
Non, on va parler de littérature américaine, car ces deux dernières semaines je viens de m’avaler une série de nanars littéraires comme rarement j’ai lu.
Fan de Douglas Kennedy, j’ai attendu la sortie en poche de son dernier roman, La femme du Vème. C’est clairement le moins bon. On y retrouve son thème favori : la descente aux enfers, l’acharnement du sort contre une personne, sauf que cette fois, il n’a pas su comment s’en sortir, alors il a fait appel à l’intervention divine. Mouais, plus que moyen, comme fin. Pourtant cela partait comme un bon livre de Kennedy. Faut arrêter de vouloir enchainer les succès, à force, on s’épuise.
Et puisque l’on parle de succès je voulais vous parler du summum de niaiserie que j’ai pu lire ces 20 dernières années : Guillaume Musso. J’ai acheté et lu Sauve moi et Parce que je t’aime. Et oui, j’en avais acheté deux, alors je me suis forcé à les lire…
Franchement je ne sais pas quoi dire. Que penser d’un roman qui se termine par : « Car là où l’on s’aime il ne fait jamais nuit ? » Franchement je vous le demande.
Guillaume Musso arrive à caser dans ses romans tout et n’importe quoi, la connerie, le strass et les paillettes, le people, les intrigues à deux balles, une part de fantastique. Bref, il mélange une part du magazine Closer, copie un peu de Kennedy, y rajoute une dose de Paulo Coelho, évoque Dan Brown et nous sort des romans à succès.
En lisant Sauve moi je faisais des bonds au plafond en me disant « mon dieu, mon dieu comment peut on écrire des conneries pareilles » , mais quand j’ai terminé (avec difficultés) Parce que je t’aime, je me suis juré de ne jamais lire quoi que ce soit de lui.
Je n’arrive pas à comprendre cet engouement pour cet auteur. Si vous l’avez lu, je veux bien votre avis sur lui, si vous ne l’avez jamais lu, vous avez de la chance.
Et tout de même : Yes we can, j’étais drôlement content ce matin, pour un tas de raisons évoquées partout en ce moment sur la toile.

Vous l’avez remarquez, c’est l’hécatombe d’un point de vue bloguesque. Les meilleurs commencent à disparaître, 
















